Texte în alte limbi:
Le chevalier noir
Je quitte silencieux le tournoi, Portant le nom de toutes les victoires, Sous le balcon des dames accourues pour me voir, Je me prosterne, mais
Chanson de Marie
Sans perles éclatantes, sans joyaux, Laisse-moi sur ces marches poser La couronne fanée de ma jeunesse passée, Implorant ton pardon sans un
Chanson de route (« Reiselied »)
Ô soleil, viens briller dans mon cœur, Vent, dissipe soucis et misère. Je ne sais joie si pure sur terre Que partir, se faire
Écrit une nuit d’insomnie
Je suis aussi sous le charme des femmes, Elles sont nombreuses à m’aimer Et me sourire d’un air attendri ; Je ne suis pourtant pas
Lac en février
Air rare et pur de février ! Ocre et pâle, la rive doucement s’étire, Le lac figé regarde un ciel de froid cristal, Les arbres nus défilent en
Été dans le midi
Marronniers en fleurs, bosquet dans le couchant, Lune dans le feuillage, nous buvons en silence – Nos gobelets tintent dans la brise tiède Et
Jadis, il y a de cela mille ans
Inquiet, avide de voyages Sortant d’un rêve incohérent J’entends mon bambou sauvage Susurrer dans le noir son chant. Je ne peux m’étendre,
Le langage du printemps
Tout enfant sait fort bien ce que le printemps dit : Crois, prospère, espère, aime tant que tu peux, Suis tes envies nouvelles, montre-toi
Mois d’août finissant
L’été auquel nous renoncions déjà A retrouvé sa force ; plus les jours diminuent, Plus il brille avec éclat, Affichant ses soleils ardents dans
Là-bas (« Drüben »)
Là-bas, loin par-delà les monts, Une pâle lune paresse Et sous ses éternels rayons Demeure ma morte jeunesse. Là-bas, loin par-delà les
Pluie d’automne
Oh, pluie, pluie d’automne, Montagnes enveloppées d’un voile gris, Arbres las inclinant leurs derniers feuillages ! Par les fenêtres embuées,
Sur l’errance
(En mémoire de Knulp) Ne sois pas triste, bientôt viendra la nuit Et quand nous verrons la froide lune rire en secret Sur la campagne
Nuit d’Italie
J’aime ces nuits illuminées de mille teintes chamarrées À la lumière vacillante des lampes éclairées, J’y mêle le rouge intense de mes poèmes
Promenade du soir
Je vais le soir dans la poussière, Et les murs allongent leur ombre, J’aperçois derrière la vigne Le ruisseau dans le clair de lune. Des airs
Makuscha I
Dans la nuit, en rêve je t’ai vue, Une blonde chevelure, comme d’habitude, joue autour de toi ; Et tu me chantais une chanson du pays, De la
Midi
L’herbe sèche est emplie par le chœur des cigales, Les sauterelles crissent sur la pente aride, Le ciel brûle et revêt lentement les
Magie des couleurs
Parfois un soupçon du souffle de Dieu : Au-dessus de moi, en dessous, le ciel, La lumière chante ses mille chants, Et Dieu parle dans les
Makuscha II
C’était un rêve. – Devant moi, à l’infini, S’étendait la mer blême. La plage était vide. La tempête a déchargé sa colère, le jour paraît
Maisons au crépuscule
Les rayons rasants du couchant Dorent les maisons assemblées, De l’éclat chaud de ces couleurs Semble monter une prière. Avec confiance,
Octobre 1944
La pluie tombe passionnément, Se jette au sol en sanglotant, Et sur les chemins, des bouillons Dévalent vers le lac trop plein Hier encor calme
Le vieil homme et ses mains
Patient, il suit la route De sa longue nuit. Il attend, il veille, écoute, Et sur le drap, devant lui, Mains gauche et droite sont
Toutes les morts
J’ai enduré toutes les morts Et toutes je veux encore les endurer ; Je veux mourir comme la branche sur l’arbre, Mourir comme les pierres dans
Un vieux parc
Un vieux mur tout délabré Plein de mousse et de fougères ; Des flammèches de soleil Qui traversent les ifs noirs. Dehors, l’été en fusion
