Boris Pasternak
(n. 10 Feb 1890)
"Boris Leonidovici Pasternak (n. 29 ianuarie (stil vechi) (10 februarie) 1890 la Moscova - d. 30 mai 1960) a fost un poet și scriitor evreu rus,"
Definitia poeziei
Suieratura despicata. Clinchet de turturi, cu fiori. E noaptea ce-amorteste frunza, Duel e de privighetori. E mazarea dulceag-uscata, Cu
***(Nu e frumos să fii celebru)
Nu e frumos să fii celebru -De parcă asta-ți dă avânt!- Să strângi hârtii, să-ți faci arhivă, Să te tot bâții pe-un cuvânt. Creația-i o
Vantul
Cu mine s-a sfarsit. esti vie. In jurul casei plange vantul, Padurea clatina si gandul. Nu pin cu pin, in spasm, tresalta, Ci toti copacii
Martie
Soarele toarna, toarna cumplit, Rapa nebuna se-nvarte. Precum sluga la vite, cu spor, Primavara robota-n curte. Fuge zapada bolnava,
Vara in oras
Se vorbeste pe soptite, Glasul parca ti se taie, Iar femeia, de pe ceafa, Si-a strans coama-n crestet, claie. Sta sub pieptenele greu Ca sub
Grădina Ghetsemani
Tălmăcire de Marin Sorescu
Cu licărirea stelei ce-o privim E cotitura drumului de-o seamă. Drumul cotea spre muntele Măslin. Iar jos-un râu care Kedron se cheamă. Și
Nime nu va fi-n cămară...
Traducere în limba română de Anatol Codru
Nime nu va fi-n cămară, Decât înserarea. Poate Încă iarna cu-ntristarea Din perdelele lăsate. Încă
Texte în alte limbi:
LE PRIX NOBEL
Hommes, liberté, lumière Sont tout près, mais sur mes pas J’entends approcher la meute : Je suis pris, bête aux abois. Forêt sombre, et sur la
Febbraio
Febbraio.Prender l\'inchiostro e piangere! Scrivere di Febbraio a singhiozzi, finchè il tempo piovoso scrosciante brucia come una fosca
DEFINITION DE LA POESIE
C\'est un bruit de glaçons écrasés, c\'est un cri, Sa strideur qui s\'accroît et qui monte, C\'est la feuille où frémit le frisson de la
RENDEZ-VOUS
La neige enfouit les routes Et pèse aux flancs des toits. Je franchirai la porte Et t’aurai devant moi. Seule, en manteau d’automne, Nu-tête
L’ÉTÉ DE LA SAINT-MARTIN
Les groseilliers ont des feuilles plus rêches. On entend rire et tinter les carreaux De la cuisine où l’on poivre, où l’on hache, Où l’on épice et
LE POEME QUI SUIT LES POEMES
Sur votre étagère, j\'ai posé des poèmes, Poèmes que vous prenez pour du « moi-même ». Sur mon étagère aucun poème; Et dans les jours que
L\'ÂME
Mon âme que meurtrissent Tous ceux qui de près de moi Sont morts dans les supplices, Sois leur tombeau, reçois, Embaume leurs dépouilles, Que
LA MORT DU POÈTE
D’abord, on refusait d’y croire. Mais d’autres confirmaient le bruit, Puis d’autres. Et le temps saisi Figeait en ligne les logis Des matrones
Chanson
Petit lièvre fuyant par le monde tout blanc, Petit lièvre fuyant par la neige toute blanche, Petit lièvre fuyant par-devant le sorbier, Petit
À HÉLÈNE
Même une avanie, Même une injure serait bonne. Qui prendre à partie? Qui poursuivre? Il n’y a personne. Faut-il à l’arum La pitié des mares
Ô MA TRÈS BELLE…
Ô ma très belle, tout ton port Et tout ton être ont tout mon gré, Brûlent de devenir accords, Et ne demandent qu’à rimer. Or la rime est la
MEIN LIEBCHEN, WAS WILLST DU NOCH MEHR ?
Sur le mur vont les aiguilles : Le temps court comme une blatte. À quoi bon nous briser l’ouïe, Briser pots et plats et jattes? À cette cabane
Spasskoïe
Chute des feuilles d’un septembre inoubliable à Spasskoïe (1) N’est-ce pas aujourd’hui la fin de nos vacances? De l’autre côté de la haie, le
L’artiste
J’aime l’humeur rébarbative De l’artiste oublieux des mots Qui, honteux de son propre livre, Se cache aux regards des badauds. Mais on
Le houblon
De lierre est enlacé le saule Qui nous protège du gros temps. Un plaid entoure nos épaules, Et je t’enlace étroitement. Non. Du houblon, et
Lea martinets
Ce soir, ils sont sans forces, les martinets, Pour garder la fraîcheur rebelle Qui déborde des gorges effrénées, Sans qu’on puisse avoir raison
Définition de l’art
Rabattant le col de sa chemise, Broussailleux – un torse à la Beethoven -, Tels des pions il couche sous sa prise Ombre, amour et délire et
Ivaka
Le fourré baisse son bonnet Rebrodé de perles de pluie. L’écrin s’évapore en fumée, Jais dans les branches, incendie. Au creux de l’écrin
Le vent
Je ne suis plus, tu vis encore, Et le vent qui gémit et pleure, Balance forêt et demeure, Non pas à part chaque sapin, Mais tout entière,
Marguerite
Remuant les fourrés à l’instar d’un lacet, Marguerite, plus vif que le blanc de ton œil, Plus pincé que tes lèvres et plus violet, Tournoyait et
Je voudrais parvenir au cœur…
Je voudrais parvenir au cœur Des choses, en toutes : Dans l’œuvre, les remous du cœur, cherchant ma route. À l’essence des jours
La débâcle du printemps
Le crépuscule allait s’éteindre. Vers une ferme de l’Oural Par la forêt, dans la débâcle S’en allait un homme à cheval. Les sabots claquaient
