Melancolie
Somn negru s-a întins Pe-ntreaga-mi ființă, Orice vis s-a stins. Dormi, orice dorință. Nimic nu mai vreau Nu mai știu ce este Nici bine, nici
Amurg
Amurgu-arunca cea din urma para Si-un vant misca lin nuferii de ceara. Uriasii nuferi cu fete ofilite, Lucind printre stuhuri pe ape-adormite. Eu
Apus de sori
Vlăguiții zori Lasă pe câmpie O melancolie De apus de sori. O melancolie Leagănă-n fiori Inima pustie În apus de sori. Pline de
Artă poetică
Lui Charles Maurice
Deci muzica întâi de toate. Jertfește-i tot ce-i prea cuvânt, tot ce-i prea trup și prea pământ, Ce la iveală nu o scoate. Ca un dispreț
Clar de lună
Traducere: Petru Dincă
Clar de lună Þi-e sufletul un peisaj ales Cu măsti bergame dansând minunate, Cântând din lăute abia
Luna de nea (La lune blanche)
Traducere de Petru Dincă
Luna de nea Bate-n pădure; Susură-abia Line murmure Sub rămurea... O, scumpa mea!
Epitalam de vara
Va fi-ntr-o zi de vara senina, nu-i asa? Si uriasul soare, partas la bucurie, In haina-ti de matasa privindu-te-o sa stie Sa-ti faca mai frumoasa
Bahică
Traducere în limba română de Paul Mihnea
Tot ce-n cap mi se frământă Când memoria-i absentă E doar sângele ce cântă Ca o muzică latentă. E doar sângele ce plânge Când nu-i sufletul
Căci de lume nu pot să mă rup...
Traducere în limba română de Paul Mihnea
Căci de lume nu pot să mă rup, Hărțuit, hăituit ca un lup. Ce nu poate în goană nebună Să-și îngăduie-ncalte-un popas Și săltând ca un ied s-a
Texte în alte limbi:
Art poétique
De la musique avant toute chose, Et pour cela préfère l\'Impair Plus vague et plus soluble dans l\'air, Sans rien en lui qui pèse ou qui
A poor young shepherd
J\'ai peur d\'un baiser Comme d\'une abeille. Je souffre et je veille Sans me reposer : J\'ai peur d\'un baiser ! Pourtant j\'aime Kate Et
La Belle au Bois dormait...
La Belle au Bois dormait. Cendrillon sommeillait. Madame Barbe-bleue ? elle attendait ses frères ; Et le petit Poucet, loin de l\'ogre si laid,
Crépuscule du soir mystique
Le Souvenir avec le Crépuscule Rougeoie et tremble à l\'ardent horizon De l\'Espérance en flamme qui recule Et s\'agrandit ainsi qu\'une
Soleils couchants
Une aube affaiblie Verse par les champs La mélancolie Des soleils couchants. La mélancolie Berce de doux chants Mon coeur qui s\'oublie Aux
Compagne savoureuse et bonne
Compagne savoureuse et bonne À qui j\'ai confié le soin Définitif de ma personne, Toi mon dernier, mon seul témoin, Viens çà, chère, que je te
Dans l\'interminable...
Dans l’interminable Ennui de la plaine, La neige incertaine Luit comme du sable. Le ciel est de cuivre Sans lueur aucune, On croirait voir
L'échelonnement des haies
L'échelonnement des haies Moutonne à l'infini, mer Claire dans le brouillard clair Qui sent bon les jeunes baies. Des
Chanson pour elles
Ils me disent que tu es blonde Et que toute blonde est perfide, Même ils ajoutent \" comme l\'onde \". Je me ris de leur discours vide ! Tes
La bonne chanson
Quinze longs jours encore et plus de six semaines Déjà! Certes, parmi les angoisses humaines La plus dolente angoisse est celle d’être
Le foyer, la lueur étroite de la lampe
Le foyer, la lueur étroite de la lampe: La rêverie avec le doigt contre la tempe Et les yeux se perdant parmi les yeux aimés; L’heure du thé
Ces passions qu\'eux seuls nomment encore amours
Ces passions qu\'eux seuls nomment encore amours Sont des amours aussi, tendres et furieuses, Avec des particularités curieuses Que n\'ont pas les
Je veux, pour te tuer, ô temps qui me dévastes …
Je veux, pour te tuer, ô temps qui me dévastes, Remonter jusqu’aux jours bleuis des amours chastes Et bercer ma luxure et ma honte au bruit
Les Ingénus
Les hauts talons luttaient avec les longues jupes, En sorte que, selon le terrain et le vent, Parfois luisaient des bas de jambes, trop
Colloque sentimental
Dans le vieux parc solitaire et glacé Deux formes ont tout à l\'heure passé. Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles, Et l\'on entend
